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Des loyers si élevés

Publiée le 11/03/2011

Immobilier. Les propriétaires de micro-logements sont dans le collimateur du gouvernement.

Les loyers abusifs taxés

Les propriétaires, qui louent pour des montants abusifs des logements de petite surface, seront taxés. Photo MaxPPP

 

Le gouvernement veut freiner les abus des propriétaires de micro-logements en taxant ceux qui louent sans vergogne des chambres de bonne à des loyers prohibitifs.

 

 

«Certains propriétaires demandent plus de 90 € par mètre carré. C’est totalement abusif », a dénoncé, hier, le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, affirmant avoir « vu ce genre d’annonces sur internet ».

Pour contrer ce type de comportement, il veut surtaxer ces loyers exorbitants, souvent payés par des étudiants ou des personnes à petits revenus, obligés de se loger dans Paris intra-muros, afin de ne plus être dépendant des transports en commun.

Concrètement, M. Apparu souhaite que la surtaxe soit appliquée lorsque le loyer dépasse les 40 € au mètre carré pour des logements de moins de 13 mètres carrés, soit 400 € pour une chambre de 10 mètres carrés.

Une disposition en ce sens doit être inscrite dans la prochaine loi de finances, pour s’appliquer à partir de janvier 2012. « Grosso modo, au lieu de payer 40 € de taxes et impôts divers pour 100 € de loyer, les propriétaires trop gourmands paieraient entre 60 et 70 € de taxes, cela ne deviendrait ainsi plus très intéressant pour eux de réclamer de tels loyers », a-t-il ajouté.

Selon l’économiste Michel Mouillart, spécialiste de l’immobilier, le « micro-logement représente moins de 0,4 % du marché locatif annuel en France ». Sur ce nombre, environ 400 logements sont loués à des prix supérieurs à 40 € du mètre carré, dont 100 à Paris intra-Muros, a-t-il ajouté. « C’est un micro-marché », a-t-il ajouté, doutant ainsi de l’efficacité d’une mesure légale pour en contrer les excès.

La plupart du temps, le marché des chambres de bonne fonctionne au noir, les propriétaires louant leur bien de la main à la main, sans bail, à des locataires cherchant désespérément à se loger à tout prix, soulignent les professionnels de l’immobilier.

Pour le Côte-d’orien Jean Perrin, président de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), le choix de la surtaxe « sanction » n’est pas le meilleur. « Il aurait mieux valu opter en faveur d’incitations fiscales, et de toute façon, cela ne règle pas le problème de fonds, soit la pénurie de logements », estime-t-il. « Les étudiants préfèrent vivre à Paris intra-muros, car les transports vers la banlieue ne sont plus sûrs après 22 heures. La vraie solution c’est de construire davantage de petits logements et de sécuriser les moyens de transport », ajoute M. Perrin.

Publié le 11 Mars 2011 dans le Bien public

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